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Mon blog à moi que j'ai
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21 août 2006

Ti-Bonheur - Intermède en forme de chaîne bloguesque

C'est un peu une parenthèse, mais il y aura une suite (je sais pas quand)
Pour ceux qui ont raté le début :
Chapitre 1 - Chapitre 2 - Chapitre 3 - Chapitre 4

© 2006 Lalette -
L'histoire de Ti-Bonheur a été écrite par moi-même, avec l'aide occasionnelle de mon cerveau.
Si vous voulez une histoire aussi stylée que celle-là pour votre bloug, faisez-la vous-même ou demandez-moi par nimèl.


Leïla déposa délicatement le flacon dans les vagues glacées. Elle avait de l'eau jusqu'aux chevilles, et déjà sa Maman, restée sur le sable, le rappelait : "Leïla, tu vas attrapper un rhume si tu restes dans cette eau ! Reviens vite ! "
Elle regarda un instant la petite bouteille bleue, scellée d'un bouchon de liège recouvert de cire de bougie, qui flottait dans les vagues, et s'éloignait de plus en plus... Jusqu'à ce qu'elle disparaisse, avalée par une vague un peu plus haute que les autres.

Elle avait passé des jours à attendre, attendre que l'eau-de-vie ait été bue par les amis de ses parents, pour enfin vider la jolie bouteille. Sa Maman l'avait lavée, puis elle avait mis le message dedans, refermé le bouchon et scellé le goulot avec la cire d'une bougie. Elle avait bien failli se brûler avec la bougie, mais heureusement Maman avait remarqué à temps la longue coulée de cire qui préférait rejoindre ses doigts plutôt que la bouteille.

«Je me demande jusqu'où elle va aller, Maman. Tu crois qu'elle peut arriver jusqu'au Japon ?
- Sûrement pas ! Le Japon, c'est dans l'Océan Pacifique, et ici, c'est l'Atlantique. Peut-être en Amérique... Ou dans les Antilles... Ou alors, simplement sur une autre plage de France !
- J'espère que ce sera assez solide. Tu imagines, si la bouteille se casse ? Ma lettre tombera dans la mer, et tout ce qu'on pourra en trouver, c'est des bouts de verre poli par les vagues.
- La bouteille est solide, tu sais, elle tiendra le coup. Enfin si elle ne se fait pas avaler tout rond par un gros poisson !
- Tu crois qu'elle peut faire ça ?
- Mais non, enfin, je ne pense pas... Puis si jamais on n'a pas de réponse, on n'aura qu'à en renvoyer une autre, pas vrai ?
- Oui... Mais on trouvera pas une autre bouteille aussi jolie. Celle-là, elle était tellement belle !
- On en trouvera d'autres, des jolies, t'inquiète pas, ma chérie. Puis sinon, on enverra un biberon !
- Ah non ! Bébé-Louis en a besoin.
- C'est vrai... Mais on trouvera une solution, t'en fais pas. »

Elles avaient traversé toute la plage et étaient arrivées à la voiture où les attendaient Papa et Bébé-Louis, comme d'habitude plein de bavouillis et très content de les voir.
« AAAAAAAAAAAaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaAAAAAAAAAAAAAAAaaaaaaaagra ! Bvvvvvvvvvvrrrrt.
- Tu as faim, Bébé-Louis ? On va rentrer à la maison, t'inquiète pas. Papa, y'a combien d'kilomèèèètres ?
- Autant qu'à l'aller, Leïla !
- Mais ça fait combien ?
- Une petite heure et demie, à peu près. Tu as le temps de faire une petite sieste.
- Maman, comment une heure peut être "petite" ou "grande" ? Une heure, ça fait soixante minutes, et c'est tout ! Ca peut pas faire une différente durée. C'est seulement quand on s'ennuie, ça a l'air plus long.
- C'est vrai, Leïla. Mais là, je voulais dire "un peu moins d'une heure". En tous cas, tu as le temps de faire une petite sieste. Tu es bien attachée ?
- Oui Maman...»

Berçé par le ronronnement du moteur, Bébé-Louis s'était endormi avant même d'arriver sur l'autoroute. Leïla, elle, n'avait pas sommeil... Elle était trop excitée à l'idée de la bouteille qu'elle avait envoyée, ça faisait tellement longtemps qu'elle la préparait ! Le temps que la bouteille soit vide, qu'elle rédige et recopie le message... Il avait fallu s'entraîner, elle n'avait que six ans, et ne savait pas encore très bien écrire.

Elle avait trouvé que son message était très beau : elle avait écrit avec son joli stylo, celui qu'elle avait eu pour Noël, sur un joli papier un peu jaune, et avait brûlé les bords pour que ça aie l'air d'un vrai message de pirate. Et son message disait :

«Bonjour, je suis une petite fille de France, et je m'appelle Leïla. J'aime beaucoup les histoires, alors je t'en envoie une, c'est mon Papa qui me l'a racontée. Est-ce que tu peux m'envoyer une histoire que tu connais ? Et puis après, tu peux mettre ton adresse sur le message et remettre la bouteille à la mer, comme ça quelqu'un d'autre t'enverra une histoire.»
Et puis elle avait écrit l'histoire du petit garçon et du Dragon, comme son Papa la lui avait racontée.

Maman avait écrit leur adresse, et en pensant que peut-être la bouteille arriverait jusqu'à un endroit où on ne parlait pas français, elle avait traduit tout message en anglais et en espagnol, parce que c'étaient les langues qu'elle connaissait. Après ça, Leïla avait mis quelques coquillages dans la bouteille, pas trop, pour ne pas la faire couler, et aussi un collier qu'elle avait fait avec des perles en bois, et elle avait fermé le bouchon, puis mis de la cire.
La bouteille avait fière allure, avec son message, et le bouchon de cire blanche qui contrastait avec le verre bleu.

Et puis il avait fallu attendre que Maman sorte de la maternité, et que Bébé-Louis soit assez grand pour aller en voiture, pour aller jusqu'à la mer déposer son message.
Un message dans une bouteille ! Comme dans les vraies histoires de pirates que sa Maman lui racontait. Enfin, ça, c'était avant l'arrivée de Bébé-Louis. D'abord, Maman avait passé plusieurs nuits à la Maternité, en attendant d'être assez reposée. Et puis maintenant, le soir, à l'heure de l'histoire, c'était aussi le moment de donner à manger à Bébé-Louis, et il ne voulait pas manger ailleurs que dans le lit de Maman. C'est incroyable comme un truc aussi petit et choupinou peut être bruyant et insupportable si on dérange ses petites habitudes, pensait Leïla.
Mais ça ne la dérangeait pas plus que ça. Elle pouvait jouer avec une poupée grandeur nature, et qui pleurait en vrai, en plus. Un peu trop des fois, mais ça ne durait jamais bien longtemps : quand on avait trouvé ce qui n'allait pas, en général une couche pleine ou un estomac vide, Bébé-Louis se remettait à bavouiller et à faire des bulles de salive, ou alors à dormir et à avoir l'air tellement mignon que Leïla l'aurait bien mangé tout cru, ou alors avec un nappage au chocolat.

Et puis maintenant, pendant que Bébé-Louis mangeait, c'était Papa qui lui racontait des histoires, des histoires de Dragon et de Chevalier, et de Palais, et de vol entre les astéroïdes. Elle aimait presque autant ces histoires que les histoires de pirates de son livre de contes préféré, et souvent, dans la voiture ou avant de s'endormir, elle s'imaginait voler sur le dos immense d'un dragon au-dessus de la Mer en furie, à la recherche d'un Trésor enfoui profondément.


Celui qui en a envie peut prendre la bouteille au vol, et écrire le conte que recevra Leïla... et puis renvoyer la bouteille, évidemment.


*Tsointsoin*

Le 7 septembre : Le premier conte est arrivé ! C'est Tirui qui nous raconte l'histoire de la Princesse et du Dragon. Et j'aime !


Re- *Tsointsoin*

Le 18 septembre : Un nouveau conte dans la boîte aux lettres de Leïla avec l'histoire de Laegalad !
Le conte du Bouleau (version PDF)

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Commentaires
T
je reprendrai bien la bouteille au vol (une bouteille volante ?) et le racontage d'histoire mais j'ai du mal à trouver le temps, y a tirouquin qui est au moins aussi exigeant que tibonheur.
L
Bon, ben si c'est la faute à Malebranche et à Green (et son copain Ostrogradski), on peut pas vraiment t'en vouloir, hein ?<br /> <br /> Et où donc reste Ti-Bonheur ? Oui, où ? En voilà une bonne question (que tout le monde se pose).
C
Bah visiblement j'avais loupé le maman en début de phrase... honte sur moi, je m'en vais me punir à coups d'exercices de maths...<br /> <br /> blague à part, ta phrase est tout à fait claire, c'est moi qui ait pas les idées claires à force de diagonaliser des matrices et de lire du Malebranche (comprendra qui pourra)<br /> <br /> Bref, la suite, la suite ^____^<br /> <br /> Et au fait où donc est passé Ti-Bonheur ?
L
Ben non, c'est sa maman qui a traduit. <br /> <br /> *Maman* avait écrit leur adresse, et en pensant que peut-être la bouteille arriverait jusqu'à un endroit où on ne parlait pas français, elle avait traduit tout message en anglais et en espagnol, parce que c'étaient les langues qu'elle connaissait.<br /> <br /> Bon, d'accord, la phrase est pas monstre claire... Mais le "elle", c'est encore Maman. Si je rajoute un "aussi", ca devient plus compréhensible ?
'
L'est jolie ton histoire, comme les autres chapitres, mais une petite fille de six ans peut elle raisonnablement parler trois langues couramment ?<br /> Mais on est dans un conte, après tout ^^"<br /> <br /> La suite, la suite ! \(^o^)/
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