mardi 01 avril
J'ai failli mourir
(mais finalement, non)
Faire des raquettes de nuit sans manger avant dans un endroit qu'on connaît pas et sans vêtements chauds c'était pas une bonne façon de voir une montagne enneigée pour la première fois.
Descendre une piste rouge (au moins) sur les fesses et de façon totalement incontrôlable avec la luge (composée d'un sac plastique) qui reste en haut de la montagne c'était pas une bonne idée. Freiner avec les raquettes non plus, puisque les raquettes freinaient mais l'inertie due à l'accélération (je dis des mots qui veulent rien dire si je veux) était trop grande, ce qui a causé le tordage de mes chevilles, et des hématomes sous les fixations (et sous les fesses)
Mais heureusement, j'ai fait demi tour assez tôt avec le prez. On s'est perdus dans une station de ski, mais au moins on était pas là quand les autres ont dévalé une montagne sur un matelas pneumatique*.
Et sinon, la prochaine fois, j'aurai des gants et l'estomac plein, et ça sera trop bien !
*Les enfants, ne faites pas ça chez vous, quelqu'un a presque failli mourir, et a certainement été perdu dans la montagne pendant longtemps avant d'être retrouvé, sauf le matelas, qui est peut-être encore vivant, mais on ne pense pas jamais le revoir.
mardi 05 février
Les gens heureux n'ont pas d'histoire
(Ou pourquoi ce blog est infesté de recettes de cuisines en ce moment)
Bon, en fait, tout est à peu près dans le titre...
Je ne raconte pas ma vie parce qu'il n'y aurait rien à raconter. J'habite avec mon chéri que je l'aime (et que même il a un kravail), on va bientôt déménager, j'ai presque un sujet de mémoire (et de stage de fin d'études par la même occasion), et la 3A à l'ECL c'est loin d'être la glandouille annoncée. Je croule un peu sous les rapports, projets, compte-rendus de manip' et autres...
J'ai le temps de cuisiner, de tester de nouvelles choses et de lire plein de blogues de cuisine. J'ai le temps de prendre mes œuvres en photo et de les trouver moches. J'ai le temps de participer (et même des fois d'organiser) à des tas de parties de jeux de rôles, et même une soirée-enquête bientôt. J'ai le temps de maintenir (péniblement) nos 18 m² - pour - deuxà peu près propres, en attendant de déménager.
Et de projet en jeu de rôles, de soirée-enquête en nouvelle recette, le temps coule... Sans se faire remarquer.
mardi 29 janvier
Faut souffrir pour être une vraie fille
Non, ceci ne sera pas une note palpitante sur le fait que nous, les filles, on sait ce que c'est que la douleur, alors que les garçons sont des chochottes qui font semblant de croire qu'ils sont courageux. Déjà, passque je suis une chochotte (eh ouais), et en plus, parce que j'ai pas d'accouchement à vous raconter, en ayant vécu un seul dans toute ma vie, mais j'm'en rappelle pas, j'étais bébé. Bon, je pourrais vous raconter comment j'ai mes règles et tout, mais ça serait :
- chiant
- dégueu, or je voudrais pas que vous régurgitassiez vos verrines au citron ou votre velouté carottes-coco.
Donc, non.
Non, ce matin, alors que le soleil, cette feignasse, est même pas encore réveillé et se prélasse encor sous sa couette de nuages, tandis que les chiffres rouges de son réveil teintent la brume matinale de traînées d'un rose délicat et poudré, l'Aurore approchant à petits pas sur l'herbe givrée tandis que les nainsA se dirigent avec joie et allégresse vers les namphis pour une nouvelle journée de dur labeur à finir les mots fléchés du 20minutes, ce matin donc, mardi 29 janvier à à peu près 8h du matin, je vais vous parler de chaussures.
Or donc, ce samedi, n'écoutant que mon instinct et ma paire de chromosomes X, j'ai entraîné mon Prez que j'aime d'amour à faire les soldes. Nous marchâmes allégrement dans la brume matinale (oui, j'ai déjà dit brume matinale, en même temps moi aussi j'aurais préféré mettre "chaud soleil de juillet", sauf que c'aurait été te mentir, cher lecteur, et mentir, c'est mal.) et revîmes joyeux et contents, mon compte en banque ayant été soulagé d'une partie de son contenu, tandis que j'étais l'heureuse propriétaire d'un sac à mains cheap mais néanmoins assez joli (et qui se porte en bandoulière), d'un portefeuille très pratique, et d'une mââgnifique paire de bottes de filles, noires, en cuir qui ressemble à du velours et même que c'est rigolo parce que quand on passe le doigt dessus dans un sens ou dans l'autre après ca fait pas la même couleur.
Même qu'elles font du bruit quand je marche dans les couloirs (très classe quand on est en retard).
Même qu'elles doivent avoir genre 3cm de talon.
Bon, à première vue, le talon me gêne trop pas. Je marche avec l'élégance et la disctinction qui me caractérisent, et je me fais même pas mal ni rien, je cours dans les escaliers et je tombe même pas, enfin tout baigne dans le meilleur des mondes sous-marins quoi.
Bon, à deuxième vue, après 2×20 minutes de marche sur trottoir irrégulier, dont une fois avec 50 kg (à peu près) sur le dos et les bras, pour cause de courses de la semaine en centre-village, ma cheville droite refusait d'effectuer sa fonction normalement.
Etrange, me dis-je, surtout que je n'ai pas tordu ladite cheville, je n'ai fait que marcher dignement avec la grâce qui me caractérise. Bon, je vais faire bien attention de bien dérouler mon pied afin de ne pas faire subir de mouvements imprévus par le constructeur à ma pauvre cheville. Notez bien que ma cheville gauche se porte comme un charme, et même se la pète un peu dans sa nouvelle botte trop belle.
Bon, arrivée à la maison, je retire les bottes et enfile une magnifique (ou pas) paire de chaussons. Ca va mieux.
Sauf que ce matin, ma cheville droite (pas la gauche, qui je le répète se porte comme un charme) hurle sa douleur à tout un chacun, et en profite pour refuser de :
- bouger
- être posée par terre (y compris par l'intermédiaire du pied).
- soulever la couette pour la replacer correctement (mais si, vous aussi vous faites ça)
- être un peu gonflée, ou bleue, ou tout autre signe extérieur qui me vaudrait une attelle et une dispense de remuer mes pieds, avec la recommandation de rester au lit surtout (on peut toujours rêver).
Je soupçonne une tendinite de merde, et j'hésite à aller voir l'infirmière là.
En tous cas, aujourd'hui je mets des ballerines.
dimanche 23 décembre
Claire Danlalune
Dans le marché de noyel de La Roche sur Yon, des fois, y'a des petits concerts en plein air, avec des musiciens du coin aux doigts gelés.
C'est comme ça qu'hier, j'ai découvert l'existence de Claire Danlalune.
Allez sur son maillespeïce, on peut écouter des chansons dessus :-)
(je suis fan du caniche nain et du régime)
mercredi 05 décembre
Insécurité, insécurité...
Mon super sac de fille m'a été arraché ce soir alors que je marchais, guillerette (ou pas) pour rentrer chez moi.
Du coup, je suis une sans-papiers, sans argent, et avec domicile fixe uniquement parce que mes clés traînaient dans ma poche.
Mais que fait sark*ozy ?
vendredi 19 octobre
Honorifiage
Tut-Tûuût, elle m'honorifie. (et honorifier sa MJ, c'est quand même stratégiquement drôlement bien)
Après mon super scénar trop bieng (que même il est sur la Scénariothèque maintenant), elle a fait un dessin de son personnage à elle que c'est moi qui l'ai fait (mais c'était son idée) :

Et maintenant, afin de pouvoir arborer Piou (le Carnivore) en toutes occasions, même qu'elle en a fait un ticheurte !
Chuis honorifiéééeuh, lalalèèèreuh !
Et je signale au charmant visiteur qui a tapé "comment calcule t'on les min d'un telephone rose" dans Google que ce dernier l'a envoyé par ici à la faveur d'une erreur d'aguillage entre Tours et Saint-Pierre-des-Corps.
jeudi 18 octobre
Les antibiotiques, ca risque de plus être automatique
L'autre jour (je crois bien que c'était mardi), j'ai appris un truc très intéressant en cours d'écologie. En fait, c'est un truc que je savais pas, mais que j'avais pas vraiment réalisé...
La très grande majorité des médicaments sont faits à partir de dérivés de pétrole (composés organiques, relativement faciles à travailler).
Tous les plastiques aussi.
Alors "plus de pétrole", ca veut pas seulement dire qu'on va devoir trouver une nouvelle source d'énergie (chose compliquée, mais faisable, à la rigueur).
Ca veut aussi dire, plus de trucs en plastiques (et c'est dingue la quantité de trucs en plastiques qui sont indispensables. Par exemple, un stylo. Même si le corps est en métal, les cartouches d'encre sont en plastique... Ou de la peinture, du vernis, de la mousse de polyuréthane isolante, des joints pour les lavabos, les flacons de champouin, toutes les fibres synthétiques qui nous font des habits pas chers, pratiques et imperméables...) mais aussi plus de médicaments (en tous cas pas sous leur forme actuelle), et ce sont nos rats...
Ben mine de rien, ça va être dur de s'adapter si on se retrouve sans tout ça d'un coup.
Et ça vaudrait peut-être le coup d'arrêter de faire n'importe quoi avec les matières plastiques qu'on a (sans même parler des carburants).
lundi 24 septembre
La pensée du jour
Prendre des notes en cours, c'est un peu comme écrire une lettre à son cerveau.
(encore faut-il savoir l'adresse)
jeudi 20 septembre
La chanson-qui-fait-pleurer
J'en ai un peu parlé dans les commentaires de cette note, mais je trouve ça intéressant ;-)
Depuis que j'ai genre 3 ans, ma chanson-qui-fait-pleurer, c'est Father and Son, de Cat Stevens.
Même si à ce moment là, j'étais pas (encore) parfaitement bilingue, et que donc je pigeais que pouic aux paroles (notez, je comprends pas tellement mieux maintenant). Cette chanson est trop triste, et c'est tout.
Pis j'ai trouvé une nouvelle chanson-qui-fait-pleurer. En fait, je la connaissais déjà, mais elle me faisait pas pleurer, alors que là, oui. (mais on sait pas pourquoi, c'est le mystère de la larmologie lalettienne).
(sinon, moi, ça va bien ^^)
jeudi 13 septembre
Bizarre autant qu'étrange
Hier soir, alors qu'il était genre onze heures et demie, je m'endormis du sommeil de la fille crevée, en ma doucette chambrette dont depuis peu la porte ferme mal.
Or, vers minuit et demie, un grincement de porte m'éveilla. Un mince rai de lumière trahissait l'entrebâillement de la porte d'entrée. Je décidai donc de me lever, afin de fermer ladite porte à clé, et que comme ça, elle m'embêterait plus à pas fermer sauf si on la ferme à clé, et ça lui ferait les pieds.
Cette histoire aurait pu être banale et pas du tout intéressante, et ne rien vous apprendre à part que ma porte ferme mal, ce qui vous est quand même pas mal égal, au fond.
Mais ce matin, alors que je me traînais encore toute ensommeillée vers la salle de bains, je vis.
Un petit mot, gribouillé sur une page à petits carreaux arrachée d'un carnet à spirale.
"BOOONE NEUUUUU NUIIIIIII !"
Je ne sais pas qui a pu s'introduire nuitamment chez moi afin de me souhaiter une bonne nuit que je passais déjà, non sans faire grincer la porte afin de me permettre de la fermer après son départ.
Mais c'est quand même un peu flippant.
(non, on ne m'a rien volé)
